Faites-vous toujours confiance aux banques françaises ?

Notre banque rythme notre vie et participe étroitement aux grands événements de celle-ci. C’est l’endroit où nous sommes allés pour ouvrir un compte, contracter un prêt en vue d’acheter une première voiture, ou pour investir dans l’immobilier.

On y dépose notre salaire, souvent nos économies et la plupart de nos espoirs dans l’avenir, celui qui consiste par exemple, à financer les études de nos enfants où à capitaliser pour une future retraite.Bien que les banques tentent de nous rassurer par des spots publicitaires qui nous apprennent que le client décide de tout, et que l’Etat apporte une garantie de pérennité, l’usager moyen reste pourtant encore méfiant. La crainte de voir son capital si durement économisé partir en fumée est toujours aussi présente, mise en surbrillance par les nombreuses « affaires » qui ont encouragé cette défiance du particulier il y a quelques années.

Quand, en 2008, une banque multinationale reconnue (Lehman Brothers) fit faillite, les banques françaises ont pris peur et ont perdu leur invulnérabilité aux yeux des français.
Cette banqueroute aura eu un impact bénéfique et servira d’exemple pour encourager la profession à plus de prudence et de discernement en matière de prise de risque.

Cette nouvelle épée de Damoclès a déterminé les banques à devenir plus solides en augmentant considérablement leur capital, parfois en le doublant purement et simplement (BNP Paribas).
La transparence, à la demande des instances publiques, a été renforcée et de nombreuses actions ont été entreprises pour redonner confiance aux investisseurs.

L’Europe a participé activement à cette reconquête de la clientèle en imposant par exemple d’augmenter le fond de garantie des dépôts (qui sert à indemniser les épargnants en cas de faillite).

Les meilleures et récentes nouvelles à ce sujet seraient que ce fond de dépôt de garantie devrait être encore renforcé dans de belles proportions dans les années à venir (de 5 à 10 fois plus qu’aujourd’hui).
Pourtant les doutes concernant la pérennité des banques françaises demeurent, avec un Etat français qui s’est engagé à garantir la sécurité, mais pour lequel, la solidité financière précaire n’est pas de nature à rassurer les usagers.

Afin d’éprouver la solidité de nos banques, l’Europe a soumis celles-ci à une série de « stress tests » qui ont permis de montrer des établissements bancaires déjà préparés au pire (un recul de la zone euro avec une baisse de 4 points cumulés sur 2 années, 2011 et 2012, du PIB français).
Sur 91 banques testées, seulement 8 affichent des failles dans leur modèle économique ce qui est plutôt rassurant.
Ajoutons à cela un désengagement des banques sur des produits dits « toxiques » et une revente des activités de placements risquées pour répondre favorablement à la question de départ : peut-on faire confiance aux banques françaises ?

La réponse est indéniablement « oui » sachant que les filets de protection tendus autour de nos organismes bancaires n’ont jamais été aussi surveillés et vérifiés au quotidien.

Traversées par des zones de fortes turbulences il y a seulement quelques années, il semblerait que les banques récupèrent un peu de la confiance perdue auprès du grand public et opèrent un retour au calme mais cette tendance est encore bien fragile et à confirmer dans l’avenir.

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