Les risques et bénéfices de l’investissement à l’étranger

En 2013, le montant total de l’investissement direct étranger (IDE) est estimé à 1461 milliard de dollars. 39 % de ces investissements étaient destinés aux pays en développement, 52 % aux pays en voie de développement et 9 % pour les pays en transition. On prévoit déjà une hausse de ce flux en 2014. Toutefois, il y a des risques et des bénéfices liés à ces investissements. On peut les évaluer à trois niveaux : l’emploi, l’accès aux marchés et le transfert technologique. 

Les IDE et l’emploi
En général, les investisseurs proviennent de multinationales et autres services issus des pays industrialisés tels que le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, l’Allemagne et les États-Unis. Selon les chiffres du premier semestre de l’année 2012, les États-Unis étaient en tête parmi les pays investisseurs. Il est noté aussi qu’en cette même année, ces investissements ont généré environ 78000 emplois.
En effet, l’augmentation du flux des IDE dans les années 1980 fut la cause de la suppression de certaines restrictions qui permettaient à l’État receveur d’inviter les multinationales à s’installer. Avec ces mesures, l’État pouvait contribuer à l’internationalisation des sociétés nationales et à la facilitation de l’installation des firmes internationales sur son territoire. Ce qui crée plus de richesse et conduit à l’exploitation d’une main-d’œuvre purement locale. Ce qui justifie la création d’emplois qui accompagne les IDE.
D’un autre côté, dans les pays investisseurs, les IDE à travers la délocalisation des entreprises peuvent occasionner une réduction de l’emploi. Par exemple, lorsque la firme multinationale reproduit les mêmes activités dans le pays d’accueil, cela diminue sa production et donc l’emploi et peut conduire à une perte de part de marché.
L’accès aux marchés
Selon l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), l’IDE est bénéfique pour les pays d’origine et d’accueil et constitue un catalyseur du développement. Toutefois, l’impact des IDE sur les pays investisseurs et pays receveurs dépend de plusieurs conditions. Sur le site de cette organisation (ocde.org), plusieurs études sur les IDE dans les pays en développement montrent que cela favorise entre autres la compétitivité entre entreprises et la croissance des revenus. Mais, on note également la concurrence au niveau du marché national.
Lorsqu’une firme multinationale s’implante dans un autre pays, cela élargit son champ d’intervention et lui donne accès à d’autres marchés pour écouler ses produits. Ce qui constitue donc des bénéfices pour l’investisseur. Cependant, la firme entre en concurrence avec d’autres producteurs déjà présents sur le marché local. Ce qui peut être défavorable pour le pays d’accueil.
Le transfert de technologie
Les IDE sont accompagnés de transfert de technologie du donateur au receveur. Dès l’installation d’une multinationale dans un pays, les productions respectent un certain nombre de normes technologiques. Ce qui élève le niveau de production du pays receveur. En général, les biens produits sont d’une qualité supérieure et cet aspect intervient aussi dans l’élargissement de sa part de marché au niveau local. Néanmoins, ces avantages dépendent d’un certain nombre de conditions.
Parmi ces conditions, on peut citer le niveau d’instruction du pays d’accueil. Cela facilite la diffusion des transferts de technologie pour qu’il y ait un impact sur l’économie. Certains analystes des faits économiques parlent aussi de la nécessité pour le pays d’accueil d’être ouvert aux échanges commerciaux et de disposer de marchés financiers développés. En dehors de ces conditions, il y a la stabilité macroéconomique du pays d’accueil qui influence l’impact de l’IDE sur l’économie. L’investisseur ne doit pas négliger ces conditions dans le choix du pays d’accueil.

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