Livret A : qu’en sera-t-il en 2015 ?

Le Livret A est disponible dans toutes les banques depuis la fin du monopole des Caisses d’Epargne et établissements assimilés en 2009. Il reste l’un des placements préférés des français, sa collecte totale étant de plus de deux cents milliards d’euros malgré sa faible rémunération actuelle.

Un taux orienté à la baisse

Le taux du livret A est en principe indexé sur la moyenne de l’inflation hors tabac et des taux européens à court terme. Il est cependant possible de déroger à cette formule, et c’est ce qui a été fait l’été dernier, avec un taux effectif de 1 % là où il aurait dû être de 0,75 %.

Le taux servi pour le livret A risque donc de baisser de 0,25 % à situation économique constante. Or les taux d’intérêt sont durablement orientés à la baisse et l’inflation est de plus en plus faible, notamment en raison de la baisse des prix liés au pétrole, ce qui pourrait même conduire à un taux historiquement bas de 0,50 %, si du moins le gouvernement en assume le risque politique.

Une irremplaçable épargne de précaution

Le livret conserve cependant un avantage unique, être un placement à la fois totalement exempt de tout prélèvement social ou fiscal et disponible à tout moment, sans aucun engagement de durée. Il reste donc, même avec des taux d’intérêt symboliques, un réceptacle parfait pour une épargne de précaution, destinée à parer des coups durs, ou de court terme, déjà affectée à un achat planifié.

Le montant maximal, porté à 22950 euros depuis 2013, ne peut être dépassé que par le cumul des intérêts. Il est peu probable que ce plafond soit effectivement porté à 30 600 euros comme promis par François Hollande durant sa campagne présidentielle, mais le montant actuel de près de 23 000 euros est cependant déjà conséquent, d’autant plus qu’il s’entend par personne, y compris les enfants mineurs.